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Presentation du site de l'atelier - vente en ligne

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LIBERTUS


Il y a bientôt 4 ans, je reprenais les pinceaux après une longue absence. La seule que je n'ai jamais eu dans ce domaine. J'avais laissé les croquis, les esquisses, tels quels. Certains tableaux, pourtant prêts à être réalisés, restaient suspendus dans mon esprit, hors du temps. Même les idées voguaient doucement dans cet éther de patience.

J'ai bien tenté quelquefois de m'y remettre, mis un châssis entoilé sur le chevalet, préparé les peintures, les pinceaux, mais rien n'y faisait. Ça ne démarrait pas. Je ne pouvais me résoudre à tracer le premier trait.


Sept ans de réflexion, de méditation, d'observation et de contemplation ont eu raison de mes dernières chaînes. Ainsi, à mon retour, j'ai peint cette toile qui avait su m'attendre.
 À partir de cet instant, je me suis remis à peindre, sans contrainte, sans effort, avec une facilité et un amusement qui me déconcertait moi même, une véritable balade.

"La liberté nous guide", huile sur toile, 100 x 70 cm, 50 x 40 cm, 50 x 40 cm, (2015) agrémenté d'un texte de son propriétaire.


"J’ai mis quelques temps à saisir (mais l’ai-je saisi?) la complexité d’un tableau volontairement inachevé pour le témoin que nous sommes - parce que symétriquement inaccompli – ce qui ne peut être puisque s’il est volontairement inachevé, c’est qu’il est d’abord achevé !

Le paradoxe ne s’arrête pas là, il est dans la liberté même qui nous fait face et qui, alors que nous recherchons son visage absent, nous fuit subitement pour s’élancer vers l’horizon de la démarche emphatique de l'apesanteur.
Nous fait-elle face ? elle est conquise ; nous fuit-elle ? elle se joue !


L’intitulé du tableau n’est pas non plus ingénu : « La liberté nous guide » relève également du paradoxe – comment, en effet, un être libre pourrait-il être guidé (serait-ce par la liberté elle-même !) sans être immédiatement aliéné ? Pouvons-nous alors penser le problème de la liberté et son antinomie (déterminisme et libre arbitre) avec plus que de légèreté, voire de dérision ? Pouvons-nous enfin être débarrassés de cette éternelle question, tout simplement en tendant vers une joie nécessaire, à la manière de Spinoza et comme nous le suggère le tableau ? Mais c’est une autre question qui surgit…"

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